L’histoire d’une jeune femme qui a gagné en confiance et en bien-être
Grandir avec des handicaps et des difficultés que l’on comprend mal soi-même, se sentir à l’écart, puis tout voir s’effondrer au travail. C’est exactement ce qu’a vécu Amélie, une jeune adulte qui fréquente un organisme communautaire soutenu par Centraide. Pourtant, avec le bon soutien, il est possible de se retrouver, de s’affirmer et de construire une vie dont on est fier.
Une enfance marquée par la différence

Amélie est née avec certains handicaps et difficultés qui ont teinté son enfance et son adolescence. À l’école, elle avait du mal à se faire des amis et se sentait constamment à l’écart, sans toujours comprendre pourquoi.
À l’école, j’avais beaucoup de misère à me faire des amis dû à ma différence. Je vivais de l’intimidation, mais je gardais tout en dedans. Trop. À la maison, ça explosait.
Pendant longtemps, Amélie se sentait en décalage par rapport aux autres jeunes de son âge et se demandait si un jour elle arriverait à être comme les autres. Ce n’est qu’au milieu de son secondaire qu’elle a commencé à mettre des mots sur ce qu’elle vivait et à comprendre ses difficultés.
Le travail : un point de rupture
Une fois sur le marché du travail, Amélie a occupé un emploi où elle se sentait bien au départ, mais dont les conditions se sont peu à peu dégradées : rythme accéléré, pression constante, équipe réduite. Son anxiété a grimpé jusqu’au point de non-retour.
Avant chaque quart, mon estomac se tordait. Je manquais d’air. Mon corps parlait à ma place. À un moment donné, j’ai explosé chez moi. Je savais plus quoi faire, je me rendais malade, je pleurais.
Elle s’est retrouvée en arrêt de travail, épuisée. C’est dans ce moment de grande vulnérabilité que tout a commencé à changer.
Une porte qui s’ouvre grâce à sa sœur
C’est sa sœur, qui fréquentait déjà un organisme communautaire en santé mentale, qui lui a tendu la main au bon moment.
Je ne savais même pas que ça existait. C’est ma sœur qui m’a dit : si tu veux, demain je peux t’amener à l’organisme, il y a des personnes qui peuvent t’aider. Je suis contente qu’elle m’ait parlé de ça.
Le premier jour n’a pas été facile. Mais l’accueil de Josée, une intervenante de l’organisme, a fait toute la différence.
Le jour où j’ai demandé de l’aide, j’avais une énorme boule dans le ventre. Je tremblais et retenais mes larmes. Mais Josée m’attendait. Elle m’a accueillie avec douceur et m’a guidée, une étape à la fois. Pour la première fois, je pouvais être moi, sans peur d’être jugée.

Josée l’a aidée à mettre de l’ordre dans ses pensées et a procédé à une évaluation de sa situation. Amélie vivait déjà avec des difficultés dans l’organisation des activités de la vie quotidienne et, avec l’appui de Josée, elle a pu mieux comprendre ses besoins grâce à des outils concrets adaptés à sa réalité. L’organisme l’a également accompagnée dans des démarches du quotidien, comme avoir accès au transport adapté.
Ça m’aide beaucoup à gérer tout ce qui est émotion et tous les autres symptômes. Là-dedans, je vais vraiment mieux.
Une nouvelle personne est ressortie
Au fil des semaines, l’organisme est devenu une deuxième famille pour Amélie. Elle y a trouvé un espace où elle pouvait être elle-même, s’exprimer et recevoir du soutien autant de l’équipe d’intervention que des autres personnes qui fréquentent l’organisme.

De jour en jour, je revenais tout le temps. Ça a été ma 2e famille vraiment. Ça m’a beaucoup aidé à être une nouvelle personne.
Aujourd’hui, Amélie est méconnaissable par rapport à la jeune femme réservée et épuisée qui avait poussé la porte de l’organisme. Elle parle, elle s’affirme, elle fonce.
Je suis moins réservée, moins gênée. Je m’exprime mieux qu’avant. Je suis capable de dire mes points et de foncer si y a quelque chose qui ne va pas.
Ses accomplissements en témoignent : après deux ans d’efforts, elle a obtenu son permis de conduire avec une voiture adaptée à ses besoins. Elle occupe un nouvel emploi depuis six mois. Elle, qui pensait que les choses n’arriveraient jamais, les voit se réaliser une à une.
Aujourd’hui, je travaille. Je chante. Je conduis. Moi qui ne pensais jamais en arriver là. Je suis vraiment fière de tout le chemin parcouru. D’ici quelques années, j’aimerais avoir mon propre appartement. Je veux continuer à découvrir ce dont je suis capable. Et je sais que Josée et les autres membres de l’organisme seront là pour moi.



L’importance du soutien communautaire
L’histoire d’Amélie illustre concrètement ce que rendent possible les organismes communautaires soutenus par Centraide. Derrière ces organismes se cachent des trajectoires humaines, où une intervention au bon moment peut transformer une vie.
Des centaines de personnes dans notre région vivent des situations similaires, attendant parfois simplement une main tendue pour reprendre espoir. Votre don contribue à maintenir ces espaces d’accueil, de soutien et de transformation.
Je pense qu’on peut tous s’en sortir avec de l’aide.
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À go, on Centraide